Nos valeurs

La Fondation de l’Islam de France, reconnue d’utilité publique, est une instance laïque, non communautaire. Elle n’a pas vocation à s’immiscer dans les affaires cultuelles et s’efforcera avant tout à porter un message républicain pour faire connaître à la fois les cultures de l’Islam aux Français de toutes confessions et l’esprit de la laïcité qui permet d’accueillir l’Islam à la table de la République.

La laïcité, rappelons-le, n’est nullement dirigée contre la religion, quelle qu’elle soit. Elle va de pair avec la citoyenneté qui invite chacun à s’exprimer de manière argumentée dans l’espace du débat public, commun à tous les citoyens, là où se définit l’intérêt général. Pour cela nul besoin de mettre en avant la Révélation propre à chacun, bien qu’il ne soit interdit à personne d’y chercher la source de ses motivations. La laïcité est ainsi une manière civilisée de faire coexister dans la Cité des croyances dont chacun est libre en dernier ressort. C’est une conception erronée de la laïcité que de vouloir en faire une source de réglementations tracassières dans l’espace commun de la vie sociale. Dans celui-ci la liberté est la règle en dehors des limites posées pour la loi pour des raisons de sécurité publique par exemple. La laïcité garantit ainsi à la fois la paix civile, la liberté de conscience et le libre exercice des cultes.

Il faut donc distinguer l’espace commun (la rue) et l’espace public (celui des services publics) et notamment l’espace public de formation qu’est l’École.

La dimension émancipatrice de la laïcité va de pair avec le rôle assigné à l’École dans la République, c’est à dire l’éducation du citoyen, celle-ci met l’accent sur la formation du jugement, sur la liberté de conscience et la liberté de croire ou de ne pas croire. La laïcité est une chance offerte à l’Islam, car elle donne la possibilité aux Français de confession musulmane à la fois d’être des citoyens et de pratiquer leur culte en toute liberté. L’État n’a pas à intervenir dans le libre exercice des cultes sauf pour des raisons d’ordre public, et bien entendu sous le contrôle du juge, garant des libertés.